Les poupées russes

Les poupées russesQuelques années après avoir quitté la carrière qui lui était destinée pour se lancer dans l’écriture, Xavier n’a quand même pas la vie qu’il rêve. Il lui manque notamment une femme à ses côtés. Comment gérer travail, liberté et amour ?

Si la carrière de Romain Duris prend un envol impressionnant depuis quelques années, il le doit certainement à Cedric Klapisch. Le réalisateur français a en effet cru en lui dès le départ, lui offrant son premier rôle (Thomasi, ‘Le Peril Jeune’, 1994) après l’avoir recruté sur un casting sauvage.

On retrouve ainsi dans ces ‘Poupées Russes’, le Xavier français de l’Auberge Espagnole. Celui qui nous avouait être Danois, Anglais, Italien, Espagnol ou Allemand s’est donc mis à l’écriture, envoyant aux orties la carrière qui lui était promise. 5 ans passées et fini le temps des études… S’il offre à Xavier un retour, c’est pour lui faire parler d’amour et de la difficulté de faire son choix parmi toutes les femmes qui véhiculent autour de lui, qu’il s’agisse de coups d’un soir ou de vieilles copines.

Ce choix drastique dans la modification du point de vue de Klapisch, entre les deux films, rend cette ‘suite’ assez différente et surtout évite les redites. L’autre choix du film, c’est également de s’etre recentré intégralement sur Xavier, laissant un peu de côté les autres habitants de l’auberge, Cécile de France et Kelly Reilly mises à part.

Comme souvent, Klapisch démontre son talent à faire exister son personnage en plein dans son époque, rappelant toujours au spectateur certains aspect de sa propre vie. Il n’hésite d’ailleurs pas à en jouer pour nous offrir un bon nombre de situations cocasses pas toujours hillarantes, mais suffisamment juste et bien ammenées pour nous offrir un sourire quasi permanent.

La bande son, comme toujours est un petit bijou, et permet de voyager avec les personnages via toute l’Europe. On appréciera d’ailleurs les dons de Xavier pour la musique.

Malgré quelques petites longueurs (sur la fin notamment), on prend un réel plaisir à revoir Xavier et ses ami(e)s dans une suite qui n’en est pas vraiment une. L’amour, y est ici traité de façon intelligente et fine, comme le réalisateur sait le faire depuis maintenant près de 20 années.

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