La lanete des singes

La lanete des singesEn 2029 ce sont les chimpanzés qui voyagent dans l’espace (trop risqué pour les humain). Voulant reprendre un primate parti dans une opération perilleuse, Leo part et se crash sur une planète inconnue où les singes parlent et régissent la vie en société.

Malgré un démarrage en fanfare aux US, le dernier film de Burton a été accueilli plutôt froidement par les critiques. Entre les nombreuses fins tournées, les problemes sur le tournage, la presse a eu tendance à allumer le film en parlant du plus mauvais Burton.
Malgré cela, le film est loin d’être ininteressant à bien des égards.

En effet, la réussite du film est vraiment sur l’esthétique en géneral, celle des singes en particulier. Les armures sont sublimes, et les différents singes sont extrèmement bien conçus. Thade, le méchant, est vraiment le personnage le plus abouti, aussi bien esthétiquement que psychologiquement. On saluera d’ailleurs la prestation époustouflante de Tim Roth (Reservoir Dogs…).
Les gorilles sont eux aussi superbes.

Deception pour les humains qui eux sont vraiment décevants. Mark Wahlberg n’a pas vraiment la carrure du leader, mais sans doute était-ce voulu par Burton. De même Estella Warren est inexistante, sans doute accentuer la relation entre le leader de la rébellion et Ari, jouée par Helena Bonham Carter.

Le scènario possede quelques failles mais réussit à laisser le spectateur dans l’action. Le rythme est maîtrisé et les scènes d’action réussies. Beaucoup ont critiqué le peu de psychologie développé dans cette adaptation du livre, mais les relations d’esclavage, et les traitements dans primates avancent déjà quelques idées. L’évolution du personnage de Thade et son opposition face à Ari, bien que plutôt caricaturale est aussi très interessante. On regrettera donc peut etre un petit manque de fond, mais la puissance de l’image arrive à nous emporter sur la planète.

A n’en pas douter, Burton y a mis sa touche, et toute l’esthétique est fabuleuse. L’ambiance du film est ainsi peaufinée jusque dans les détails et nous fera oublié des performances plutôt mauvaises de la part des acteurs « humains ».
Un plaisir visuel avant tout donc, mais aussi un bon film dans sa globalité. La planète est domptée.

Contrairement à la première adaptation sur grand écran de La planète des singes, cette nouvelle version mise exclusivement sur son aspect spectaculaire, occultant par la même la morale et la philosophie qui faisait le charme de son prédécesseur.

Présenté comme le pur blockbuster de l’été 2001, il n’est ni plus ni moins cela : minimisation du scénario pour maximisation des effets visuels.
En effet , les maquillages des singes sont franchement réussis surtout en ce qui concerne le Général, l’esclavagiste et les soldats gorilles. Une seule -mais étrange- ombre au tableau :la femelle et héroïne chimpanzé qui semble n’avoir bénéficié d’aucune attention particulière. Les autres effets spéciaux restent assez classiques mais efficaces à certaines occasions (crash des navettes, mise en route des réacteurs du vaisseau en ruine ,vue d’ensemble de certaines villes).

Mais la grande déception du film résulte du scénario qui aurait pu hisser le film à un niveau de respectabilité au moins égale au volet original ! Et elle est d’autant plus grande que l’on pouvait s’attendre à ce que Tim Burton apporte sa touche personnelle .mais faut-il croire que lui-même ne peut résister à la broyante machine hollywoodienne ! Et ainsi de se retrouver avec des personnages caricaturaux et un affrontement manichéen entre les gentils humains et les méchants singes.de ce combat au dénouement presque ridicule ne parvient au spectateur aucun message clair ,important ,novateur ou porteur d’espoir (il nous faut apprendre à respecter nos
différences),si ce n’est une sorte de « zoophilosophie» qui se dessine en filigrane lors d’un duel plus ou moins amoureux entre la femelle chimpanzée (laide aux
yeux des humains ,mais à la sensibilité exacerbée) et la pulpeuse blonde (physiquement parfaite mais qui n’a aucune compassion particulière) qui lui sert de faire valoir.

En conclusion un film divertissant mais qui s’oublie presque aussitôt sorti de la salle de cinéma,contrairement à l’adaptation originale.

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