Première Sortie

Première SortieAprès l’annonce, en 1965, d’une possible guerre atomique, une famille americaine s’enferme dans son abris atomique pendant 35 ans (le temps que les radiations ne soient plus mortelles). Aujourd’hui, en 2000, il est temps pour ce couple et l’enfant devenu adulte de sortir et de découvrir le monde actuel.

« Première Sortie » n’est pas un grand film, ça, on le savait déjà; néanmoins il est l’archétype de la comédie américaine pas trop mal foutue et divertissante. Les trouvailles et les quiproquos sont nombreux et ça passe vraiment vite. Le scénario est relativement commun : il s’agit d’un personnage exilé découvrant notre monde et nos habitudes. On retrouve exactement ce type de scénario dans « Jumeaux » (De Vito, Schwarzy) dans « Un Prince à New York » (avec Eddy Murphy) ou même « Hibernatus » (De Funes), à chaque fois, le héros se heurte au choc des cultures, à chaque fois avec humour.

Après « Georges de la Jungle » et « La Momie », Brendan Fraser réussit ici son moins piètre rôle : en simplet, il est tout simplement parfait (une belle tête de vainqueur…). Donc, on pourra pas dire qu’il joue mal tant le rôle semble lui avoir été destiné 😉 Alicia Silverstone se contente de jouer un rôle assez plat et apporte la note de charme nécessaire à ce type de comédie, mais rien de plus. Au niveau des parents, par contre, c’est un cran au dessus : Walken (récemment dans Sleepy Hollow, mais aussi dans Pulp Fiction ou Nos Funerailles) et Sissy Spacek (Carrie, Une Histoire vraie) sont les parents de Adam et nous offrent une tranche de l’Amérique un peu spéciale des années 60 (il est inventeur, elle est mère au foyer).

Vous l’aurez compris, « Première Sortie » a réussi à nous divertir. C’était le but, on peut dire qu’il est atteint. On se rappellera sans doute pas du film 35 ans après mais on aura passé une bonne soirée, et c’est bien là le principal.

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Les poupées russes

Les poupées russesQuelques années après avoir quitté la carrière qui lui était destinée pour se lancer dans l’écriture, Xavier n’a quand même pas la vie qu’il rêve. Il lui manque notamment une femme à ses côtés. Comment gérer travail, liberté et amour ?

Si la carrière de Romain Duris prend un envol impressionnant depuis quelques années, il le doit certainement à Cedric Klapisch. Le réalisateur français a en effet cru en lui dès le départ, lui offrant son premier rôle (Thomasi, ‘Le Peril Jeune’, 1994) après l’avoir recruté sur un casting sauvage.

On retrouve ainsi dans ces ‘Poupées Russes’, le Xavier français de l’Auberge Espagnole. Celui qui nous avouait être Danois, Anglais, Italien, Espagnol ou Allemand s’est donc mis à l’écriture, envoyant aux orties la carrière qui lui était promise. 5 ans passées et fini le temps des études… S’il offre à Xavier un retour, c’est pour lui faire parler d’amour et de la difficulté de faire son choix parmi toutes les femmes qui véhiculent autour de lui, qu’il s’agisse de coups d’un soir ou de vieilles copines.

Ce choix drastique dans la modification du point de vue de Klapisch, entre les deux films, rend cette ‘suite’ assez différente et surtout évite les redites. L’autre choix du film, c’est également de s’etre recentré intégralement sur Xavier, laissant un peu de côté les autres habitants de l’auberge, Cécile de France et Kelly Reilly mises à part.

Comme souvent, Klapisch démontre son talent à faire exister son personnage en plein dans son époque, rappelant toujours au spectateur certains aspect de sa propre vie. Il n’hésite d’ailleurs pas à en jouer pour nous offrir un bon nombre de situations cocasses pas toujours hillarantes, mais suffisamment juste et bien ammenées pour nous offrir un sourire quasi permanent.

La bande son, comme toujours est un petit bijou, et permet de voyager avec les personnages via toute l’Europe. On appréciera d’ailleurs les dons de Xavier pour la musique.

Malgré quelques petites longueurs (sur la fin notamment), on prend un réel plaisir à revoir Xavier et ses ami(e)s dans une suite qui n’en est pas vraiment une. L’amour, y est ici traité de façon intelligente et fine, comme le réalisateur sait le faire depuis maintenant près de 20 années.

Les portes de la gloire

Les portes de la gloireOn l’attendait depuis un petit bout de temps ce film co-écrit par B. Poelvoorde où il joue à nouveau un rôle cousu main pour lui : celui d’un VRP « chef de section » déprimé et déprimant d’incompétence autour duquel gravite une petite troupe de vendeurs spécialisés dans la « mise en confiance » du prospect. Jusqu’au jour où débarque le beau fils du grand chef de la société.

A la frontière entre la comédie un peu grasse et la critique sociale acide, « Les Portes de la Gloire » s’apprécie avant tout par quelques passages vraiment drôles et certains dialogues plutôt réussis. Malheureusement, ces moments restent trop rares et, si l’on suit non sans un certain plaisir les aventures de cette brochette de personnages savoureux (et brillamment interprétés), on ne peut que déplorer que le scénario n’arrive pas à tenir ses promesses. Très vite, ce dernier finit par tourner en rond. La critique sociale se transforme en une vague aventure de pieds nickelés (version loosers professionnels) à la conquète de terres inconnues (le sud).
On flirte alors un peu trop avec le comique facile et sans âme. Un peu à l’image de la réalisation qui, hormis quelques coups d’éclats, préfère se faire gentiment oublier.

Ces petites faiblesses sont d’autant plus dommageables que c’est B. Poëlvoorde, ô combien apprécié ici, qui a co-écrit le scénario. Comme quoi, on ne gagne pas à tous les coups. C’est peut-être d’ailleurs pour cette raison que la déception est forte, la barre était sans doute placée un peu trop haut.

Polly et moi

Polly et moiRuben, en bon assureur, recherche avant tout la securité et la plannification. Lorsqu’il se marie, il croit avoir trouvé la femme de sa vie, mais doit se résoudre à l’évidence lorsqu’il découvre qu’elle le trompe lors de sa lune de miel.
Il tombe alors sur Polly, une fille excentrique et imprévisible qu’il connaissait au collège.

On pourra difficilement être surpris par cette comédie romantique très conventionnelle, chaque intervenant restant plutôt dans son registre balisé.
En effet, John Hamburg (auteur de ‘Mon beau père et moi’ et de ‘Zoolander’) retrouve un esprit cher aux Farelly, en ajoutant un léger côté politiquement correct (rated PG-13 aux US cependant). Au programme, blagues un peu lourdingues et drague à l’eau de rose.

Ben Stiller, toujours à l’aise dans les rôles comiques, reprend son personnage d’empoté propre sur lui, et donne la réplique à une Jennifer ‘Rachel’ Aniston, qui a bien du mal à se sortir de son rôle dans la série qui l’a fait connaitre. Cependant, le couple fonctionne plutôt bien, souvent frais et toujours souriant.

Grâce à quelques gags assez bien amenés et à un Baldwin qui s’offre un beau second rôle, les 90 minutes ne sont pas désagréables, et on les passe finalement de bon gré avec ces personnages assez attachants.

Loin de révolutionner le genre, ‘Polly et moi’ rentre par une oreille pour sortir de l’autre. Un vrai divertissement de consommation à voir en amoureux.

Keepmovie transfert toutes les cassettes sur DVD

cassette mini-dvLes cassettes vidéos, très célèbres dans les années 80 et 90, sont des supports vidéos très utilisés et indispensables dans le monde de la multimédia. Pour les professionnels, elle servait de support d’une vidéo commerciale, d’une restitution ou bien pour un enregistrement. Pour les particuliers, elle va servir d’un support pour les vidéos souvenirs, pour conserver les évènements les plus marquants ou bien pour les visionner et stocker les bons vieux films de l’époque. Les cassettes vidéo alors étaient à la fois très utiles et agréables.

En contrepartie de cela, les cassettes vidéos se dégradent très rapidement, vraiment plus vite que les films argentiques et on risque à chaque fois de perdre nos vidéos ou bien de ne plus pouvoir les visionner dans son état initial. Avec le temps ainsi que le nombre de fois où elle est visionnée, des particules magnétiques sur la bande s’affaiblissent et finissent à rendre l’âme. La durée de vie d’une cassette vidéo, si elle est conservée dans les conditions optimales, est de 20 ans au maximum. Après cette durée, elle sera dégradée à un tel point qu’il sera difficile, voire même impossible, de le restituer.

Afin d’éviter les pertes de nos vidéos les plus chère, il faut immédiatement opter pour la numérisation des cassettes vidéo et de les transférer dans un support encore plus fiable et sécurisé. Transférées dans un DVD, nos ex-vidéos de la cassette magnétiques seront beaucoup plus faciles à visionner et à être partager dans leur seconde vie digitale. Ils seront aussi beaucoup plus simples à reproduire ou bien à faire des copies.

Pour se faire, il est bien possible de traiter la plupart des formats vidéo, dont la VHS, VHS-C, S-VHS et la Vidéo8, pour un résultat identique selon l’état de la cassette vidéo source. Pour mener à bien la transformation de la k7 vidéo, il est conseillé de choisir le DVD pour être le nouveau support car il est connu en tant que le plus fiable et le plus sûr des supports. Le DVD est aussi le plus populaire que notre lecteur de salon lit très certainement sans aucun problème. Il n’est plus alors question de se trouver un magnétoscope comme avant car nous les savions bien que ce genre d’appareil est en voie de disparition et il est difficile de le chercher dans les magasins électronique et même dans les magasins d’occasion. Il est aussi possible de stocker nos vidéos numérisées dans le disque dur de notre ordinateur portable ou bureau ou bien dans une clé USB afin de pouvoir le garder et de le reproduire.

Il est à présent possible d’apprécier nos collections de vieux films, nos vidéos familiales ainsi que des anciens enregistrements télévisés en famille et dans le confort de notre salon.

Pollux et le manège enchanté

Pollux et le manège enchantéLa vie s’écoule paisiblement dans le petit village de Bois Joli pour Pollux et ses amis jusqu’au jour où la gourmandise de Pollux va mettre en danger la vie de Margote. Accidentellement libéré le méchant Zabadie menace de recouvrir de glace toute la planète. Dernier espoir de Pollux et ses amis : retrouver les trois diamants du manège enchanté.

Le « Manège Enchanté » enfin sur grand écran, beaucoup d’adulescents en ont rêvé, un studio français l’a fait ! Pourtant au réjouissement initial à l’annonce de la mise en chantier du projet succéda une certaine peur : et si le film n’exploitait pas la veine gloubiboulga préférant s’attirer les faveurs d’un jeune public gavé de Disney ? En fait ni l’un ni l’autre car toute la prouesse de ce « Manège Enchanté » réside dans l’impossible pari de convaincre à la fois petits et grands, pour peu que l’on oublie un peu les récents rejetons de Pixar et autres Dreamworks.

Faisons un brin d’histoire pour commencer. Le « Manège Enchanté » (ou « The Magic Roundabout » en VA) est d’abord une série d’animation avec des marionnettes créée en 1964 par un certain Serge Danot. Succédant au populaire « Bonne nuit les petits », cette nouvelle série courte (épisodes de 5 minutes) en stop-motion envahit les écrans de l’ORTF en ce 5 octobre 1964. Le succès est immédiat et près de 500 épisodes verront le jour dont la dernière fournée remonte aux débuts des années 90, année qui marque aussi la disparition de Serge Danot. Martine Danot ainsi que Raoff Sanoussi, animateur au studio de la Feuillée (fondé par Serge Danot), prennent alors en charge la destinée de Pollux.

Même si le succès en France est immédiat dès 1964, la série devient un véritable phénomène de société Outre-Manche ou Pollux porte le nom de Dougall. Ainsi les aventures de Pollux (apparu seulement au septième épisode pour l’anecdote), Zébulon, Flappy, Azalée, Ambroise et leurs amis deviennent immédiatement cultes. Il est vrai qu’aujourd’hui les marionnettes peuvent paraître désuètes et les scénarios, format court oblige, assez peu recherchés. Mais cela n’enlève rien au charme de la série d’antan, fleuron parmi d’autres du savoir-faire français en terme d’animation.

Faire renaître cet épisode marquant de notre histoire télévisuelle avait tout du pari osé. Ce sont les récents succès des films d’animation en général et des productions françaises en particulier (« Les Triplettes de Belleville » pour n’en citer qu’un) qui ont facilité la gestation de ce projet. Notons au passage qu’un long-métrage avait déjà vu le jour, « Pollux et le chat bleu » en 1970. À l’origine de ce nouveau long, on retrouve Jean Duval, co-réalisateur du film, et Laurent Rodon, co-fondateur avec son frère Pascal du studio marseillais « Action Synthèse », créé spécialement pour l’occasion. L’idée de proposer un film 3D s’est imposé dès le départ à l’équipe. Pour le financement, les producteurs ont dû faire appel aux britanniques ravis de pouvoir participer à l’adaptation d’une série culte dans leur pays. Il faut bien avouer que le résultat à l’écran est des plus convaincant. Les verts pâturages du village de Bois Joli ou le pelage de ce cher Pollux ne manquent en effet pas de charme. Un peu lisse par moment, les décors ne manquent pourtant pas de variété, permettant ainsi de faire oublier le charme daté du manège de la belle époque.

Côté voix, rien à redire. Henri Salvador est tout simplement parfait pour incarner la voix « so british » si particulière de Pollux. On retrouve également au casting vocal entre autres, Vanessa Paradis, Dany Boon ou Eddy Mitchell tous parfaits dans leurs rôles parlés ou chantés. Car le « Manège Enchanté » s’adressant avant tout à un jeune public, il n’est pas étonnant d’y retrouver quelques chansons qui fleurent bon la nostalgie. Alors certes, on est à mille lieux de toutes les productions américaines récentes. Ici nul second degré et le scénario est d’une simplicité adaptée aux chérubins. Pourtant à l’heure de la satire tout azimut, il est réconfortant de trouver avec le « Manège Enchanté » un produit estampillé 100% nostalgie. Qu’aurait été le film sous l’influence directe d’un « Shrek » ? Peut-être aurait-il eu plus de succès auprès des grands enfants mais pas sur que la magie du Bois Joli ait aussi bien fonctionné.

Alors certes le scénario est lisse et sans surprise. Mais l’ennui a aucun moment ne vient poindre le bout de sa truffe humide. Au contraire, les pérégrinations de cette joyeuse troupe, Pollux en tête, nous entraîne dans le souvenir ému de nos jeunes années. Insouciance, joie de vivre, situations décalées (fausse torture à grands renfort de sucre) nous replonge dans l’enfance. Impossible de ne pas succomber à la bonne humeur communicative de tous ces personnages attachants. Alors oui les enfants apprécieront mais les parents aussi pour peu qu’ils retrouvent, le temps du film, leur âme d’enfant.

Pollock

PollockJackson Pollock est un peintre peu reconnu pour son travail et qui boit. Jusqu’au jour où ses œuvres abstraites connaissent le succès.

C’est avec simplicité et sincérité que Ed Harris retrace la vie de Jackson Pollock, peintre américain qui connut un grand succès dans les années 40 au travers d’œuvres abstraites, indépendantes de toute école artistique et fruit d’une démarche qui semble « maîtriser le hasard ».

Il est toujours difficile de filmer la peinture : elle se fiche bien des multiples mouvements de la caméra et, en cela, apparaît souvent impénétrable à l’écran. Ici, l’écueil est contourné par la mise en parallèle entre la vie de l’artiste et la progression de son œuvre, l’instabilité chronique de l’homme et la maîtrise impressionnante de sa démarche.

Ce sont les œuvres de l’artiste elles-mêmes qui s’affirment d’ailleurs comme le point focal du film : le travail du peintre est magistralement mis en valeur par une multitude de plans de fresques colorées qui illuminent, au sens propre comme au sens figuré, l’écran du cinéma. A cela s’ajoute la passion du réalisateur pour l’artiste, perceptible à chaque séquence : la magistrale interprétation de Harris suffit à elle-seule à donner un souffle et une densité étonnante à « Pollock ».

Seul reproche sans doute non directement imputable au réalisateur : cette mise en parallèle entre la vie de l’individu et son œuvre, qui privilégie une certaine forme de naturalisme, suffit-elle à éclaircir la démarche a priori insensée de l’artiste ? Pollock répondrait qu’il suffit de se délier de tout ce que l’on a appris pour comprendre son œuvre…

Quoi qu’il en soit, le premier film de Ed Harris s’affirme comme une œuvre passionnée dont émerge une énergie à la fois puissante et tranquille. A découvrir de préférence en salle.